Funambulie sous le soleil romain…

Posted on: 9 janvier 2015, by :

Mars-Ailes est de retour après un séjour FOR-MI-DA-BLE à Rome.

Bien sûr, le soleil brillait. Bien sûr, l’accueil était des plus chaleureux.

 

Bien sûr, l’équipe de Mars-Ailes a été appréciée au plus haut point.

Bien sûr, tous rêvent d’une autre animation de Funambulie voire de Trapèze Volant dans ce cadre prestigieux. Un énorme merci aux organisateurs, la belle troïka du Tony Clifton Circus, Francesca, Iacobo et Nicola.

Octobre, coup de téléphone de Francesca de l’administration du Tony Clifton Circus.

Elle est toute heureuse que ce soit bien la Compagnie Mars-Ailes. « C’est vous qui étiez au Festival du Vent, avec votre Trapèze Volant ? C’est vous que nous voulons pour notre manifestation en janvier à Rome. »

Fin décembre, le contrat est signé pour une prestation de Funambulie.

S’ensuit une course effrénée : démontage de la structure, nettoyage, ponçage, peinture. Préparation du véhicule utilitaire, de la remorque… tout est fin prêt le 1er janvier au soir.

2 janvier : Orléans, Nevers, Roanne, Saint-Étienne, Valence, Orange (hôtel bien mérité).

3 janvier : Aix, Nice, Genova, Livorno, Grossetto (Pause nocturne).

4 janvier : buongiorno, Roma. Accueil chaleureux de Francesca, Iacobo et Nicola. Direction le site d’évolution. Somptueux ! Au milieu du Fort Impérial, le centre historique de Rome, derrière le magnifique Muséum tout en marbre blanc, sur l’avenue qui mène au Colisée.

Plus de vingt siècles d’histoire ! Une source d’énergie phénoménale.

 

Nous mesurons, nous imaginons : ici la structure de Funambulie avec son portique de sécurité et là l’atelier avec ses cinq fils et ses cinq barres d’initiations.

5 janvier : 7 h. Le livreur de lests est arrivé. Nous montons le premier portique qui nous servira de chèvre pour les trois autres. Il installe les six lests.

À 10 h 30, tout est prêt. 14 h, ouverture au public.

Nous parlons italien, anglais, français, franglais, langage des signes, qu’importe. Notre seule envie : que nos participants réussissent. ET ÇA MARCHE.

Le fil de 4 m est saturé. La pédagogie Mars-Ailes fonctionne à merveille. Les participants vivent un rêve dont ils ignoraient l’existence. Ils se donnent des conseils, partagent, s’acclament à chaque traversée.

Hourra ! Viva ! Bravo !

Après avoir goûté et apprécié les spécialités culinaires romaines et italiennes… repos.

6 janvier : 10 h. Début de l’atelier de Funambulie.

Les spectateurs deviennent acteurs, les plus mordus sont revenus, les balanciers dansent de plus en plus.

Écoute (ascolta), concentration (concentrazione), persévérance (perseveranza), les trois qualités demandées résonnent dans l’intemporel du lieu.

 

 

De la tenue, de la prestance, de la souplesse, de la volonté, du lâcher-prise. Tous les ingrédients pour se vider le cerveau ; on ne pense plus qu’à être beau.

 

Il fait chaud au cœur de Roma, très chaud. On est en tenue de printemps un 6 janvier.

Un couple de quadra bien tassé s’est laissé prendre au jeu. Surtout elle ! Mais. Après plusieurs essais infructueux  sur le fil à 4 m, elle descend, la mort dans l’âme. Son mari, n’hésite pas. Je le sécurise. Il traverse malgré quelques égarements pédestres et fait l’aller-retour.

Elle prend sur elle, monte sur la plate-forme, respire comme je lui ai expliqué, plus fort, plus longuement, et pose son second pied. Elle ne s’arrêtera plus jusqu’au bout.

 

L’ovation qui suit résonne jusqu’au cœur du Colisée. C’est un triomphe… ! Son retour n’est qu’une formalité.

Elle nous a promis, s’est promis, de venir sur notre lieu à Jouy-Soulaires.

Sa vie est transformée ; sa phobie de la hauteur a diminué, sa peur de l’échec a disparu. Le désir de se transcender est né.

Après le déjeuner. Ceux d’hier, ceux de ce matin sont au taquet.

Notre atelier ne désemplit plus jusqu’au soir. Le fil de 4 m chauffe, les plic-ploc des balles de tennis des balanciers crépitent sur les pavés.

 

La nuit démontage de l’atelier, déjà !

7 janvier : visite expresse de Roma.

8 janvier : départ de Rome.

9 janvier : retour à Soulaires aux alentours de 20 h 30.

La camionnette et sa remorque auront fait 3 610 kilomètres très précisément.

Mission accomplie. Et quelle mission… ! Merci la vie.

 

Marcel Buffet

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